Le 27 mai 1961, William R. Butt a commencé à travailler pour la Société des chemins de fers nationaux du Canada, qui est bien sûr devenue plus tard Marine Atlantique. Sa carrière a débuté en tant que « ouvrier d’entretien », soit la personne qui était responsable du nettoyage de la salle des machines et de veiller à ce que la machine soit bien huilée.  À partir de ces humbles débuts, M. Butt a poursuivi sa carrière qui l’a vu gravir les échelons jusqu’au poste d’ingénieur. Il a pris sa retraite en 1992, ayant travaillé sur presque tous les navires de la flotte au cours de sa carrière de 31 années.

« À cette époque, nous faisions tout ce qui devait être fait, à partir de tirer des pistons jusqu’à de la plomberie.  Tout ce qui devait être réparé, nous l’avons fait », a déclaré M. Butt.  « J’étais en quelque sorte un homme à tout faire.  J’étais bon avec les composants électriques et on apprenait sur le tas, donc j’ai gravi les échelons ».

Né à Grand Bank, il a dit qu’il a vraiment aimé le temps qu’il a passé en mer.  Dans les premières années, il a été principalement affecté au service côtier et du golfe, remontant le Sud-Ouest et les côtes du Labrador.  « On en venait à connaître le prénom de toutes les personnes qui vivaient dans les ports le long de la côte.  Nous allions leur livrer leurs fournitures puisqu’il n’y avait pas d’autre moyen pour eux de les obtenir, sauf en avion-cargo. C’était une belle vie, deux semaines de travail et deux semaines de congé ».

Bien qu’il aimait être en mer, M. Butt a également connu sa part de difficultés.  Il était à bord du Patrick Morris, qui a coulé lors du trajet de North Sydney en Nouvelle-Écosse vers Port aux Basques au cours d’une tempête aux premières heures du matin du 20 avril 1970.

Des 51 membres d’équipage composé d’officiers et de marins, 47 membres d’équipage ont survécu.

Butt a également travaillé en tant que plongeur à partir de 1975, lorsqu’il a travaillé sur le démantèlement du Hopedale. « Je suis devenu un plongeur par la suite dans tous les ports où je suis allé, » a-t-il dit. « Je longeais alors le fond pour recueillir tout ce que je pouvais trouver et je suis revenu avec de belles tasses, des assiettes, des bols et de l’argenterie portant des logos de l’époque. Au fil des ans, j’en ai beaucoup donnés à mes amis; il me reste encore quelques pièces dans mes collections ».

Au cours de sa carrière en mer, M. Butt a voyagé partout dans le monde, y compris l’Extrême-Orient, l’Italie, la Grèce, le Mexique et les États-Unis.  Il a même été mobilisé pendant la guerre du golfe Persique en 1991 alors que les navires devaient servir et transporter des fournitures dans la région.

Il dit qu’il adore la mer et que c’était une bonne vie que de travailler pour la CNR. M. Butt a pris sa retraite à Fortune à T.-N.L. et il essaie toujours d’aller en mer chaque fois que c’est possible.  Il a d’ailleurs commencé la rédaction de deux livres portant sur ses expériences en mer.

William R. Butt